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LE MONDE EN COURANT

LE MONDE EN COURANT

Des distances hors normes! Des efforts qui peuvent paraître surhumains. Pourtant courir s'apprivoise dans la tête comme dans les jambes................ SI LE PLAISIR FINALEMENT ÉTAIT AU BOUT DE LA ROUTE! .

Publié le par le monde en courant
Publié dans : #2007
BIENVENUE EN TERRE TOUAREGUE

 

Entre ESSENDILENE & DJANET nous avons mis le cap sur le Sahara algérien, à la croisée des pistes nomades, des mémoires et des sables

Le Monde en courant 

  Le contraste entre la douceur du sable et la noirceur de la pierre prend toute sa dimension.


"Les Foulées Touarègues" 135 km qui se courent sur cinq étapes, avec une distance  qui
varie de 25 à 30 km
 
* Lundi 05 Novembre 2007, sur l'Oued TANAR, il est 06h.30 et déja les Touarèg s'affairent à démonter le bivouac.Dans moins d'une heure, le bivouac aura disparu et quarante cinq participants vont prendre le départ des "Foulées Touarègues 2007".

C'est sans doute un petit degré d'anxiété supplémentaire qui a écourté la nuit, ce matin nous partons pour la première, chacun l'oeil pointé vers l'horizon en songeant à la course qu'il va éffectuer. La toilette du matin n'est pas ce qui prend le plus de temps, une ou deux lingettes font le tour du propriétaire.  Il est temps de s'installer pour s'occuper de ses pieds, le rituel est précis, miticuleux, dont peut dépendre la réussite de l'étape et, plus loin, de la semaine. Les pieds ici c'est un capital à préserver, éviter les ampoules autant et aussi longtemps que possible, et les soigner comme il le faut quand elles sont arrivées. Emballer chaque pied dans la chaussette, passer les guêtres et enfin les chaussures pour éviter au sable de rentrer, il faut finir de préparer le sac, garder tout ce qui est nécessaire pour la journée. Puis tranquillement nous nous dirigeons vers la ligne de départ, et nous regroupons autour de Cathy Morel directrice de course, qui nous renouvelle l'itinéraire dévoilé hier au soir lors du premier "breefing"

La première étape plutôt roulante entretient l'illusion. Nous suivons le contrefort Sud des Ajjers, par une plaine sèche, ponctuée de grands monolithes sombres.  Puis la piste s'enfonce dans le grand oued...et la difficulté monte d'un cran. "Il faut gérer " soigner ses efforts, son eau surtout qu'il convient de bien l'utiliser pour boire et s'arroser, pour faire descendre la température du corps quand le soleil cogne, nous atteignons des températures de 45 à 50°C dans la journée. L'effort physique nous connaissons, mais la chaleur qui vous diminue en plus de la difficulté de courir sur le sable ça entame l'organisme. Chaque étape 28, 24, 30, 26, 26 km est jonchée de point de controle tous les 7 à 8 km, la gestion commence là... de point de controle ... en point de controle... et d'un, et de deux, plus que... chaque point de controle est en soi une petite arrivée. Sur les derniers kilomètres de la première étape le parcours devient carrément montagnard, aussi blanc était le sable, aussi sombre est la pierre 
"Elle a une noirceur de carbone." Nous franchissons un petit col (alt 1220ml) et nous dévalons vers les euphorbes Au fil des étapes à  mesure que nous nous rapprochons de DJANET, le parcours gagne en difficultés, les douleurs, les blesssures juste endormies la veille se ravivent aussi, parfois amplifiées modifiant tous les plans de routes, il faut courir en ésperant un terrain plus favorable, mais entre la caillasse, le sable trop mou, les dunes, les montées, les descentes y a t'il un terrain plus acceuillant que l'autre? Tout le monde s'accorde pour dire que la troisième étape a été dure, 30 km avec du relief et du sable moux, plus que d'habitude,qui nous font perdre toute notion des rapports distance/temps.
26 km à courir, l'ultime étape aussi éprouvante à travers les dunes de TAGHEN. Derniers instants intenses, un panorama somptueux à perte de vue, et ce dernier plongeon vers la ligne d'arrivée pour recevoir la précieuse récompense.
DJANET, un lieu métis, qui croise les histoires, les routes, la couleur des peaux, nous nous perdons dans ses vieux quartiers(ksours), sur son marché traditionnel, dans les allées fraiches de l'oasis.
Un dernier feu, le plaisir d'un mouton sous la lune. Dans quelques heures un avion traversera le ciel touareg. Pour nous assis au fond de la carlingue les yeux continueront de briller. Et les souvenirs aussi..
 .
Le Monde en courant
De ce grand Sud algérien, on ne revient jamais tout à fait...
Le Monde en courant Le Monde en courant Le Monde en courant Le Monde en courant
"Au bout du rêve, le bonheur, qui met la larme à l'oeil
Une course pas comme les autres, un petit bout de vie qui laissera inévitablement des traces"

Le Monde en courant Le Monde en courant

Aux heures les plus chaudes, le mercure voisine les 35°C, sur un terrain difficile à négocier.
Le Sahara algérien, classé au patrimoine mondial de l'humanité, est un lieu métis où se croisent les histoires, les routes, les couleurs de peau.

"On ne se bat pas avec le sable,il faut composer avec et opter  pour le meilleur placement du pied possible"  (Karin Mosta)




















 

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